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Intox:Maroc , la passion algerienne

Rabat,le reporter

Israël, diplomatie et armement du Maroc au centre de la guerre…

Les Marocains ne font généralement pas grand cas de la presse algérienne. Ceux qui la lisent, de temps à autre (les préposés à la lecture de la presse étrangère et quelques journalistes), sont simplement frappés de la voir à ce point focalisée sur le Maroc. Rien de ce qui se passe en Algérie n’est commenté au Maroc avec autant de frénésie qu’est commenté en Algérie le moindre petit fait qui se produit au Maroc. Même la réforme de la constitution algérienne et les circonstances dans lesquelles cette réforme est intervenue pour permettre au Président Bouteflika de briguer un troisième mandat à plus de 70 ans et malgré son état de santé, n’a pas suscité de passion (ni même de véritable intérêt) dans les media marocains. Dans la presse marocaine, les informations et/ou commentaires sur la crise économique que traverse l’Algérie, malgré la manne pétrolière qu’elle engrange (aujourd’hui, il est vrai, en chute libre après la retombée du prix du baril), sur les manifestations interdites ou réprimées (comme la dernière marche en faveur de Gaza), sur les frasques des indéboulonnables généraux et surtout leur mainmise sur l’économie du pays, ou encore sur les guéguerres du sérail et autre répression de l’opposition, se comptent sur le bout des doigts. La radio tangéroise Medi 1, tournée vers l’information maghrébine, est la seule qui se fasse régulièrement l’écho des principaux faits d’actualité en Algérie. Et encore, ce qu’elle répercute est loin d’être exhaustif. L’étonnement, au Maroc, est donc toujours grand de constater cette mobilisation de la presse algérienne autour de tout ce qui se rapporte au voisin marocain. Tout événement, toute décision, tout fait nouveau que connaît le Maroc, est non seulement systématiquement commenté en Algérie, mais commenté par tous les titres à la fois et avec les mêmes arguments. Cela confine parfois à l’hystérie…

Dans les milieux médiatico-politiques marocains, on s’offusque, bien sûr, des attaques. Mais on rit aussi de ce « genre journalistique » qui n’a plus cours que dans la presse tiers-mondiste. Un « genre journalistique » qui conforte dans leur point de vue tous ceux qui pensent que la presse algérienne, quoiqu’elle dise de son indépendance, est sous la chape de fer de la sécurité militaire, parfois sous l’emprise directe de certains galonnés et hauts responsables politiques. Car nombreux sont ceux, au Maroc, qui sont persuadés que cette guerre médiatique est une guerre d’Etat, la presse ne pouvant à elle seule atteindre ce degré de synchronisation, tant au niveau du timing des attaques qu’à celui de leur contenu. D’autant qu’il n’y a qu’un sujet qui fasse l’unanimité en Algérie, c’est le Maroc…

Une véritable cause nationale. Le dossier du Sahara est, bien évidemment, au centre de cette guerre. Cela fait 33 ans que ça dure et les Marocains n’arrivent toujours pas à comprendre pourquoi l’Algérie fait de ce conflit une affaire nationale…

Tout en se défendant d’ailleurs d’y être directement impliquée. Cela n’existe nulle part au monde et l’Algérie, elle-même, ne s’engage de cette manière -au point d’axer toute sa diplomatie, depuis 33 ans, sur cette seule question- dans aucun autre conflit au monde. Même pas dans celui pour lequel se mobilise toute la communauté arabo-musulmane : le conflit israélo-palestinien.

Les Marocains ne comprennent pas comment l’Algérie, au lieu d’être le principal médiateur dans ce conflit –ce qui aurait abouti à le résoudre depuis longtemps déjà – s’est érigée en principal adversaire.

Le conflit du Sahara est donc à l’origine de la guerre médiatique de l’Algérie contre le Maroc. Soit. Mais une question peut se poser : pourquoi cette guerre ne s’est-elle pas banalisée, avec le temps (33 ans, tout de même !) ?

La réponse est que, non seulement, cette guerre médiatique n’a pas connu de relâche (quelle que soient les générations de journalistes, l’Etat algérien assure, semble-t-il, la continuité). Mais en plus, elle connaît des pics à la faveur de tout événement qui peut l’alimenter. Par exemple, ces deux dernières semaines, trois dossiers l’ont ravivée : le dossier du Venezuela, le dossier des relations du Maroc avec Israël et le dossier de l’armement du Maroc.

Le dossier du Venezuela, d’abord.

Le 15 janvier dernier, le Maroc a décidé de fermer son ambassade au Venezuela et de la transférer en République Dominicaine, en expliquant que «cette décision faisait suite à l’hostilité croissante des autorités vénézuéliennes à l’égard de la question de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc » (communiqué du ministère des Affaires étrangère).

Quelques jours plus tôt, le 10 janvier, l’ambassadeur du Venezuela en Algérie avait présenté ses lettres de créances au chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, à Tindouf. Or, la décision du Maroc « tombait » au moment même où le Président du Venezuela rompait ses relations diplomatiques avec Israël en réaction aux bombardements israéliens de Gaza. La décision marocaine tombait mal, sans doute, mais de là à la lier à celle du Venezuela de rompre ses relations diplomatiques avec Israël, il fallait une bonne dose de stupidité et/ou de mauvaise foi. Eh bien, aussi consternant que cela puisse paraître, la presse algérienne a tout de suite fait ce lien.

Une véritable cabale contre le Maroc s’en est suivie (et se poursuit encore), sur la base de cette interprétation spécieuse, selon laquelle le Maroc aurait rompu ses relations diplomatiques avec le Venezuela pour plaire à Israël (plus c’est gros, plus ça passe…).

Chef d’oeuvre de l’instrumentalisation des faits par la presse algérienne, cet article du journal « Liberté », intitulé « Alors que la rue arabe et marocaine vénère le président vénézuélien, Chavez empoisonne le quotidien de Mohammed VI » que nous reproduisons intégralement tant il illustre ce consternant « genre journalistique algérien».

L’auteur y parle carrément au nom des Marocains, y manipule les sources, y fait même parler un prétendu diplomate du Maroc sous couvert d’anonymat… Le top du mensonge et de la manipulation (à lire pour réaliser jusqu’où cela peut aller).

Sur tout cela, s’est greffé un dossier des relations (à part entière) du Maroc avec Israël. Là aussi, un article du même journal « Liberté », publié le 9 janvier (intitulé : «Rabat devait conclure un deal avec Jérusalem sur le dos des Sahraouis avec Israël. La manoeuvre n’a-t-elle pas été contrariée par l’actualité ?»), montre comment la presse algérienne s’y prend pour nourrir sa guerre médiatique contre le Maroc. Présentation de rumeurs sous forme d’informations, avec un audacieux « Tout porte à le penser », manipulation des sources, raccourcis historiques… Tout y passe (voir article en encadré).

Enfin, dernier dossier à être utilisé ces derniers jours dans la guerre médiatique algérienne contre le Maroc, celui de l’armement. « La Lettre de l’Expansion » dans son édition du 19 janvier a évoqué une possible réduction du programme d’armement marocain. Notamment une éventuelle remise en cause du contrat portant sur l’acquisition par le Maroc de 24 avions de chasse américains de type F16. Cela a suffi pour déclencher un nouveau feu nourri.

Les témoignages que nous rapportons cette semaine attestent de l’étendue du phénomène.

Un haut cadre s’emporte : « mais on s’en fout de l’Algérie et de sa presse. C’est la rage qui les anime parce que le Maroc marque des points à tous les niveaux. Nous sommes exposés, mais nous aurons au moins commencé à nous occuper de nos tares. Dans quelques années, nous, nous aurons avancé et eux, continueront de nous envier… Et ne me parlez surtout pas d’armes. Qu’ils dépensent l’argent du pays dans l’armement tant qu’ils peuvent. Nous, nous n’avons ni pétrole, ni gaz, mais nous lançons des chantiers structurants partout dans le pays. Dans quelques années, nos chantiers nous rapporteront et leurs armes leur coûteront, ne serait-ce qu’en entretien ! Alors, poursuivons sur notre lancée. Notre caravane passe… Le reste du dicton, vous le connaissez… ». Son avis résume le point de vue général au Maroc..

Dossier réalisé par BA et MZ


Alors que la rue arabe et marocaine vénère le président vénézuélien Chavez empoisonne le quotidien de Mohammed VI

La décision du souverain alaouite de rompre ses relations diplomatiques avec le Venezuela, en raison de son soutien au Front Polisario, demeure un mystère pour les Marocains, qui ne comprennent pas comment on en est arrivé là, avec Hugo Chavez, le meilleur soutien pour la cause arabe contre Israël.

(…) Le Makhzen a justifier sa décision de fermer son ambassade au Venezuela par “l’hostilité croissante des autorités vénézuéliennes à l’égard de la question de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc et aux récentes mesures de soutien à la pseudo-RASD, prises par le gouvernement de ce pays”. Ce que la rue marocaine ne comprend pas, c’est l’absence d’explications tangibles pour argumenter cette rupture diplomatique. En effet, l’opinion publique marocaine pense que cette décision est beaucoup plus liée avec la question palestinienne, qu’au conflit du Sahara Occidental. Certains y voient même un soutien à l’Etat hébreu, qui s’est retrouvé isolé sur la scène internationale durant l’offensive militaire qu’il a lancé sur la bande de Gaza, et qui s’était soldée par de véritables bains de sang, coûtant la vie à plus de 1300 Palestiniens, et faisant plus près de 6 000 blessés, dont la moitié sont des femmes et des enfants. Au cours de cette dure épreuve du peuple palestinien, Hugo Chavez, connu pour ses positions anti-américaine et anti-impérialiste, a pris fait et cause pour la question palestinienne. En expulsant avec fracas l’ambassadeur d’Israël, il a gagné l’estime de la rue arabe. (…). D’ailleurs, le fait que Venezuela fasse partie des plus de 70 pays qui reconnaissent la république arabe sahraouie démocratique (RASD), et que Rabat n’a pas rompu avec tous ces pays, ajoute à l’étonnement de l’opinion publique marocaine. Sous couvert de l’anonymat, un diplomate marocain affirmera : ” la décision marocaine est une erreur, que ce soit sur le plan de la forme ou du contenu, parce que la fermeture de l’ambassade n’a pas rien apporté aux thèses marocaines, bien au contraire. Il aurait fallu au contraire approfondir le dialogue avec Caracas “. Selon lui le Maroc a perdu l’Amérique Latine depuis l’éclatement du conflit sahraoui, laissant le champ libre au Front Polisario. Une chose est sure, Hugo Chavez empoisonne l’existence de Mohammed VI, dont la diplomatie ne sait plus sur quel pied danser pour imposer ses thèses..

Par : Merzak T.

Rabat devait conclure un deal avec Jérusalem sur le dos des Sahraouis

Tout porte à le penser. Des activités diplomatiques entre le Maroc et Israël s’étaient fortement accélérées jusqu’à ce 27 décembre 2008, date de l’invasion de Gaza. Rabat était sollicité pour reprendre les relations officielles avec Jérusalem, rompues il y a sept ans, en échange d’un fort lobbying israélien en faveur de la politique marocaine sur le Sahara Occidental. La presse israélienne avait même révélé que les relations entre les deux pays étaient en train de se dégeler. En réalité, la coupure n’aura été que formelle. C’est le quotidien israélien Maariv qui a éventé que la solidarité de Rabat avec les Palestiniens n’était que superficielle. Les contacts au plus haut niveau entre les deux pays ne sont jamais taris ; le roi Mohammed VI a même reçu en 2003 le ministre israélien des Affaires étrangères, Sylvain Shalom, dans l’un de ses palais de vacances “pour des conversations politiques”. Le quotidien était persuadé que les deux pays étaient sur le point de rétablir leurs relations, faisant remarquer des voyages secrets à Jérusalem de hauts responsables marocains. Des sources gouvernementales israéliennes avaient aussi révélé “le prix” marocain pour le rétablissement des relations avec Israël : la garantie par les Israéliens de promouvoir les intérêts marocains dans la communauté internationale. Les premiers résultats de ce marché ont été observés à Washington où les lobbyistes juifs avaient augmenté la pression sur le gouvernement américain pour qu’il accepte le prétendu plan marocain d’autonomie pour le Sahara Occidental. (…).

Des congressistes américains auraient même demandé au président Bush d’adopter la proposition marocaine… En porte-à-faux avec la position officielle de Washington qui parraine des négociations directes entre Marocains et sahraouis. (…).

Dans les années 1980, au moment où le Maroc a bâti son mur à travers le désert pour essayer d’isoler la RASD, des ingénieurs et des experts israéliens étaient présents. Quelques années plus tard, Israël a construit son mur pour confiner les Palestiniens dans un homeland, un confetti de territoires. Aujourd’hui, avec l’agression de Gaza par Israël et les massacres des populations palestiniennes, le projet de normalisation entre les deux pays semble difficile à poursuivre. Mais ce n’est que partie remise. (…).

D. B.

Source : Liberté – Algérie

9 janvier 2009


Touché par la crise internationale, le Maroc peine à boucler l’achat d’avions F-16 américains

Le Maroc revoit à la baisse ses ambitions en matière d’armement. Touché par la crise économique internationale et la diminution de l’aide financière des pays du Golfe, le royaume procède à de sérieuses réductions dans son programme d’achat d’armes, affirme La Lettre de l’Expansion dans son édition d’aujourd’hui. La Lettre de l’Expansion est une publication hebdomadaire française spécialisée dans l’information économique et les questions diplomatiques et stratégiques. Elle est généralement bien informée. Parmi les programmes menacés par cette réduction dans le programme marocain figure le contrat portant sur l’acquisition de 24 avions de chasse américains de type F16. Ce contrat «est le plus menacé, mais d’autres projets seraient aussi remis en cause», affirme La Lettre de l’Expansion. Un éventuel abandon du programme d’achat de F-16 constituerait le second échec pour le Maroc, en quelques mois. En septembre 2007, le royaume, après plusieurs mois de négociations avec la France, avait renoncé à l’acquisition d’avions français de type Rafale. Les prix proposés par les Français étaient jugés élevés et Paris avait refusé d’accorder une ligne de crédit à Rabat pour financer cette acquisition.

Sollicités, les Saoudiens et d’autres pays du Golfe avaient également refusé de financer une course à l’armement dans le Maghreb. Le Maroc, faute de financement, avait alors décidé de se tourner vers les Etats-Unis qui proposaient des F-16 d’occasion prélevés sur ceux de l’US Air Force. Cette acquisition devait constituer une réponse aux achats d’armes effectués par l’Algérie auprès de la Russie pour près de 15 milliards de dollars.

Par sonia lyes , le 19/01/2009


Réactions : Les internautes divisés

L’intox de la presse algérienne n’est pas sans effet sur ses lecteurs. Parmi ces derniers, certains sont d’une rare violence verbale à l’encontre du Maroc et de ses dirigeants. Mais certains pondèrent.

«Il faudrait l’attaquer maintenant». Cette phrase est tirée d’un commentaire qui est publié sur un site internet algérien dit d’informations qui s’est spécialisé dans les attaques systématiques du Maroc. Le commentateur parle du Maroc contre lequel il exprime son souhait de voir son pays, l’Algérie, l’attaquer à coup de bombes… Voilà ce à quoi peuvent mener les idées haineuses que fournissent à longueur de colonnes des journalistes qui font feu de tout bois pour s’attaquer au Maroc.

«En parcourant la majorité des Forums algériens, on remarque un certain intérêt disproportionné pour le Maroc, disons plus exactement un lynchage du Maroc», fait remarquer un internaute dans un commentaire qu’il a publié sur un site algérien. Sa conclusion a été la suite : «si un Suédois tombe sur un site ou un forum algérien, il va trouver une grande part des articles et des discussions qui sont consacrés au Maroc. Il pourra penser que l’Algérie est un paradis pour que les Algériens ne débâtent que des problèmes des autres».

Un autre internaute confirme et note que dans les rubriques «Actualité internationale» de différents sites algériens, on ne trouve surtout des articles, plus que critiques bien sûrs, sur le Maroc. Il se demande pourquoi. La réponse, laconique, lui a été donnée par un Algérien : «Eh oui, écrit-il, entre l’Algérie et le Maroc, il y a une grande histoire d’amour».

Une autre internaute donne l’exemple édifiant d’un article publié par le quotidien algérien «Al Watan». La commentatrice affirme à ce sujet que certains journaux sont presque en train de franchir le pas pour parler de «la famine au Maroc». Ils n’évoquent que la misère de presque toute la population marocaine, de la crise sociale et économique qui met le Maroc au bord de l´anarchie totale. «Trop, c’est trop !», proteste-t-elle.

Ce genre d’articles suffit pour déchaîner la passion des visiteurs des sites calomniateurs du Maroc. Les uns s’en prennent à la monarchie, d’autres aux Marocains, d’autres encore crient à la supériorité militaire algérienne. Au passage, les uns et les autres s’attardent sur le Polisario sans même rien comprendre au problème. Les Marocains ne sont pas en reste, ils n’hésitent pas eux non plus à rendre la politesse à leurs «frères» algériens dans différents forums et sites web.

C’est ce qui fait dire à cet expatrié algérien : «je viens de découvrir un forum algérien. Bizarrement, il y avait autant d’intervenants algériens que marocains. Le verbe y est virulent. J’avais honte de l’absurdité des Algériens et aussi des Marocains. Je ne me retrouve pas du tout dans les dires des uns et des autres… Les rares marocains que j’ai eu à connaître en France (où je vis), parlent la même langue que moi (c’est vrai avec un petit accent), ont la même religion que moi, cuisinent un aussi bon couscous que celui de ma maman d’Algérie et sont aussi roublards que moi l’Algérien. D’ailleurs même leur passeport est vert comme le mien. Pourquoi le petit peuple doit-il charger son cœur de haine et faire exploser ses coronaires ? Et pourquoi tant de clichés sur les uns et autres ? Ne croyez-vous pas que c’est absurde de passer notre temps à nous insulter alors qu’on est une copie d’un même original ?»

Chafaâ Bouaiche, nous écrit en réaction aux attaques répétitives dont fait l’objet continuellement le Maroc de la part d’une certaine presse algérienne en pondérant, lui aussi : «Je crois qu’à l’instar de quelques journalistes marocains, des journalistes algériens passent leur temps à écrire des articles contre le Maroc. Je pense que les journalistes des deux bords sont victimes de la manipulation et de l’intox, alors qu’ils sont appelés logiquement à participer au renforcement des liens de fraternité entre nos deux peuples».

Ce ton se retrouve chez de nombreux Algériens qui versent carrément dans l’autocritique. Dans ce registre, ce commentaire est parlant : «Inutile d’imputer nos problèmes aux Marocains ou aux Tunisiens. Ce sont des Algériens qui ont le plus fait pour démolir l’Algérie : ils ont massacré, brûlé, détruit. Ceux qui pillent le plus les richesses de notre pays ce sont d’abord des Algériens.

Ceux qui favorisent le développement de la corruption chez nous ce sont d’abord des Algériens et non pas des Israéliens, des Marocains ou des Américains. Ceux qui ne font rien pour l’industrialisation du pays et pour lutter contre le chômage. Ceux qui empêchent l’amélioration de la qualité de l’enseignement et qui diffusent les idées obscurantistes. Ceux pour qui les libertés individuelles et collectives sont dangereuses. Eh bien, ceux-là, ce sont des Algériens… Alors ne nous trompons surtout pas d’ennemi et n’accusons pas tout un peuple pour les agissements criminels de quelques uns. A l’inverse, ce sont d’autres Algériens, Marocains et Tunisiens, et ils sont largement majoritaires mais désunis et sans perspectives claires, qui peuvent faire sortir leurs pays respectifs et tout le Maghreb du marasme politique et économique. Le Maghreb c’est l’avenir de l’Algérie».

«L’Algérie a les moyens d’avoir un PIB/habitant bien plus grand que celui des Marocains, mais le vol et la mafia qui confisque le pouvoir depuis 1962, a fait que ce pays n’avancera jamais et que les Algériens resteront embrigadés et asservis, pour les maintenir dans l’ignorance.
A quoi bon chercher des poux aux marocains, alors qu’il serait bien plus raisonnable de travailler ensemble et dans la complémentarité afin de donner un avenir convenable aux deux peuples», écrit un autre internaute.

Un autre commentaire abonde dans le même sens : «Les pays arabes sont loin d’avoir compris où est leur intérêt, et l’exemple de l’Algérie en est la preuve la plus frappante. Le pétrole et l’avalanche de dollars qu’a pu engranger la mafia au pouvoir ne bénéficie pas au peuple algérien. Le prix du pétrole a augmenté énormément ces derniers temps, cela a permis une entrée de devises sans précédent.
Les apparatchiks qui dirigent ce pays, dilapident cette manne financière à l’extérieur du pays en maintenant le peuple dans la misère.
Il suffit de voir comment vivent les algérois par exemple, pour se loger, c’est la croix et la bannière. Les Algériens vivants au Maroc, jamais ils ne quitteront le Maroc. Ils savent ce que ce pays réserve à ses ressortissants».


Réactions des Marocains

Alahyan Izza, étudiante en Histoire à Rennes (France)

Pour ma part, j’ai toujours été convaincue que le Maroc, comme beaucoup de régimes islamiques, ne se soucient guère du sort du peuple palestinien et de sa cause contrairement aux discours et la presse qui tombent dans ce piège et vont jusqu’à sacraliser la cause palestinienne. Le Maroc défend d’abord son territoire, le Sahara, et ne fera strictement rien pour les palestiniens, si ce n’est un soutien purement humanitaire pour afficher sa solidarité arabo-musulmane. Sans plus. Pourquoi défendre des colonisés à l’autre bout du monde à alors que l’état marocain se sent colonisé sur “son” territoire ?
Donc, ce genre d’information si elle est véridique ne me surprend pas et je pense même que la manœuvre n’est en rien contrariée par l’actualité. Les négociations se poursuivront sûrement.  Pour défendre sa cause, il faut des alliés, qu’ils soient sionistes, américains, anti-arabo-musulman, mécréants… Peu importe.

D’ailleurs, c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles le Mouvement Berbère, que ce soit au Maroc ou en Algérie, ne veut pas se mêler des affaires israélo-arabes. Car ce mouvement est conscient depuis longtemps que l’état marocain (et ses voisins) ne fait qu’instrumentaliser la cause palestinienne à des fins politico-idéologiques, religieuses et autres…

Mais ce n’est que mon humble avis.

. Anass Elmakhtoum, Traducteur-Interprète

Instrument de propagande du pouvoir algérien qui tente de détourner le regard de l’opinion publique sur ce qui se passe à l’intérieur du pays.

. Hassan Alami Mchichi, lycéen

On s’en fout nous les Marocains. Le proverbe marocain dit : «Chacun a une bouche, qu’il dise ce qu’il veut».

. Meriem Raoui

Aminatou haidar un fraude “made USA”

La Fundación Robert F. Kennedy está en el centro de una viva polémica  desde que anunció su decisión el septiembre pasado de entregarle su premio anual a la “activista” saharaui Aminatou Haidar. La polémica se reavivó todavía más, cuando resplandeciente Haidar despegó a partir de Laâyoune con un pasaporte marroquí con destino a Washington dónde la Fundación, bautizada por el nombre del antiguo ministro de la Justicia asesinado en 1968, Robert Francisco Kennedy, se preparaba para reservarle una acogida “triunfal”,y asi fue « La Fundación Kennedy es víctima de una manipulación grotesca, en el sentido que está desinformada y no conoce la persona a la que cuentan distinguir , asi como sobre la realidad de los derechos humanos que prevale en nuestras provincias saharianas », comenta Mohamed Réda Taoujni, presidente de la Asociación Sáhara marroquí.  Taoujni llama a una movilización images1“agresiva” por parte de la sociedad civil marroquí para explicar a la opinión pública americana los progresos notables que conoce el expediente de los derechos en el Sáhara marroquí, frente campaña de desinformación y intoxicación llevado por Argelia y los activistas que están al sueldo de la frente separatista.

La misma tonalidad denunciadora la encontramos con Mohamed Talib, miembro del Consejo real consultativo para los asuntos saharianos“CORCAS“. « La decisión de la Fundación Kennedy es perjudicial para el proceso de diálogo sobre Sáhara, es una falsa nota al contexto actual donde la administración americana misma llama el Polisario a colaborar con la delegación marroquí para encontrar una salida pacífica al conflicto teniendo como base la autonomía », estima  Talib. « La elección de Aminatou Haidar se entiende como un estímulo a la tesis separatista, es de naturaleza también a exacerbar la tensión en las provincias saharianas en detrimento de los esfuerzos pacíficos mostrados por Marruecos para cerrar esta  la página », dice Talib. Este último añade que « la elección de de Aminatou Haidar no ni es juiciosa ni creíble ni como persona ni como modelo», aun menos, si « la misma persona entretiene el conflicto   y alimenta la tensión entre los hermanos de la misma familia saharaui ». « Es impensable que esta persona sea erigida en modelo de defensa de los derechos humanos», se indigna Talib.
« Aminatou Haidar, conocida por sus viajes copernicanos por  de la químerica ” causa saharaui “, consiguió cambiar a esta causa  en un negocio rentable y verdadero  comercio », revela un observador. « el colmo es  que esta persona viaje con un pasaporte marroquí para decir en el extranjero todo el mal en que piensa de Marruecos », estima un analista, que se interroga cómo la ONG internacionales puedan ser engañado por lo que llamó ” verdadero fraude”.
Aminatou Haidar no es no obstante la única que saca provecho de este negocio ya.que fue acompañada en su viaje en los Estados Unidos de varios activistas separatistas. Entre estos últimos, figuran el hermano del presidente de la “república” químerica, llamado Maâelaïnine rguibi, , sin contar celebérrisimo Jimmy El Ghalia.

Mas libertad,no existe!

El Doctor alemán, Karl Addicks, miembro del Bundestag, la Asamblea germánica, llamólos saharauies marroquíes en los campos de Tindouf a dejar estos campos y a volver a sus hogares en las provincias del Sur del Reino. Este buen doctor considera, ni más ni menos, que nuestros compatriotasestan secuestrados. Si gocian de la libertad de ir y venir – una libertad fundamental-, no habría más problema. Una cierta Fátima Mahdi, una de los nuestros, enrolada al servicio de Polisario en el papel resplandeciente de secretaria general de la Unión de la mujer saharaui, considera, en cuanto a ella, en una declaración en París, que « es el régimen marroquí que bloquea actualmente las negociaciones directas abiertas bajo la eguida de la ONU ». « No tenemos ningún problema con el pueblo marroquí. Es el régimen chérifiano que se opone al ejercicio de nuestro derecho y a la legitimidad internacional », afirma con seguridad en sí mismo. Pero, esta dama se equivoca sobre toda la línea. Entre Guejmoula que tomó una vuelta simple para volver a su casa. Y Aminatou que da la vuelta al mundo con un pasaporte marroquí, para decir todo el mal en el que piensa de su país,po pura maldad, y que siempre vuelve a este pais,mas libertad no existe. Y ellas, las numerosas, que estan encarceladas en Tindouf. Hay todo un mundo, El que separa la libertad de la cautividad. La libertad, decimos, se gasta sólo si se sirve de esta. Corre peligro de provocar un terremoto a Tindouf a la menor brisa.

Maroc: 4 Milliards de dollars pour réorganiser l’armée!!


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Un plan de modernisation de l’armée a été lancé par le Maroc. Cette fois, il ne s’agit pas d’achats d’armes mais d’acquisition d’équipements et d’ outils modernes ainsi que la construction de nouvelles bases et les doter des dépendances nécessaires tout en tenant compte de leur positionnement dans des régions qui répondent aux spécificités des unités militaires.

C’est le ministre délégué chargé de l’administration de la Défense Nationale (poste inexistant à l’époque de Hassan II, le ministère de la Défense n’existe plus depuis le Général félon Oufkir), M. Abderrahmane Sbaï qui l’a présenté lors d’une réunion de la Commission des Affaires étrangères et de la défense nationale à la Chambre des représentants consacrée à l’examen du projet de budget sectoriel de l’administration de la défense nationale au titre de l’année financière 2009.

Les enveloppes dédiées à ce projet de budget s’élèvent à 34,625 milliards MAD(4 Milliards de dollars), soit 16 pc du budget général de l’Etat consacré à la gestion et l’investissement et 4,6 pc du Produit intérieur brut.

Le ministre a, par ailleurs, souligné que le côté social revêt une grande importance pour les Forces Armées Royales, citant dans ce sens l’augmentation des salaires du personnel des FAR, de la Gendarmerie Royale et de la Garde Royale.

Ces catégories, a-t-il précisé, ont bénéficié des indemnités familiales consacrées par le gouvernement au profit de l’ensemble des fonctionnaires civils et militaires et de la baisse des impôts sur les salaires qui sera appliquée conformément aux dispositions stipulées dans le budget général au titre de l’année 2009.

Pour résumer le plan concerne aussi tous les aspects de formation et de modernisation des outils nécessaires pour répondre aux besoins de modernisation de l’armée.

Ce qui est frappant est que Mohammed  VI, soigne sa relation avec son armée d’une manière particulière. Ses actions,  notamment dans le domaine social, la vie des soldats et le bien être de leur famille, sont bien étudiées. Une bonne armée ou une armée fidèle est une armée bien traitée et surtout qui a confiance dans l’exactitude de sa hiérarchie.

En plus de l’aspect social que contient ce plan, Mohammed VI veut combattre l’extrémisme religieux moyen-oriental qui a touché la société marocaine depuis plus de dix ans et qui n’a pas épargné l’armée. Ainsi le ministre délégué chargé de l’administration de la Défense Nationale a exprimé dans sa présentation “la détermination de SM le Roi à consacrer la conscience religieuse modérée qui est en phase avec les constantes de la Nation dans les rangs des FAR et de les immuniser contre les différentes tendances qui ne respectent pas les principes du rite Malikite et les valeurs du juste milieu et de tolérance.”

Les choses sont claires, le combat contre l’extrémisme religieux est partout au Maroc même au sein de la grande muette (à part ce plan et certains achats d’armes connus, on sait peu de choses sur le budget de l’armée marocaine!).

sources:  le courrier internacional

Bouteflika pour Mugabe, Mohammed VI pour Tsvangirai

Bouteflika pour Mugabe, Mohammed VI pour Tsvangirai

4f0026b02b3f83b721bb8bfb97ed10ac.jpgAlors que les vieux de l’UA (union africaine) avec l’Afrique du Sud et l’Algérie en tête, continuent à appuyer le président Mugabe (84 ans et toutes ses dents) qui a plongé son pays dans la misère sociale et sanitaire, le Forum du sud pour une Méditerranée nouvelle a décerné le Grand “Prix Medays 2008″ à M. Morgan Tsvangirai, Premier ministre et dirigeant du Mouvement pour le Changement démocratique au Zimbabwe, en reconnaissance de sa lutte pour la démocratie et le pluralisme dans son pays.

Ce Forum se tenait à Tanger au Maroc. La distinction a été remise à M. Tsvangirai, vendredi soir à Tanger, lors de la cérémonie de clôture de cette rencontre qui a réuni des politiques, des décideurs et des intellectuels du pourtour méditerranéen pour un débat sur l’édification de la « nouvelle Méditerranée ».

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La déclaration de M.Tsvangirai, figure emblématique de la résistance zimbabwéenne à Mugabe, assurant sa « détermination à faire face à la dictature dans son pays et faire de sa lutte légitime pour le recouvrement de la volonté populaire et de la liberté un exemple en Afrique »

L’adage qui veut que les amis de mes ennemis sont mes ennemis vient de se confirmer.

sources:  le courrier internacional

El rey Mohamed VI de Marruecos denuncio hoy el sufrimiento y humillación de los refugiados saharauis en los campamentos de Tinduf,

El rey Mohamed VI de Marruecos denuncio hoy el sufrimiento y humillación de los refugiados saharauis en los campamentos de Tinduf, en el sur de Argelia, cuyos residentes son calificados por el monarca como ‘marroquíes secuestrados’.


En una mensaje con motivo de la conmemoración del 60 aniversario de la Declaración Universal de los Derechos Humanos, Mohamed VI condeno ‘la atroz y grotesca instrumentalizacion’ de los derechos humanos por parte de los que se oponen a la integridad territorial de Marruecos.

‘Quieren eludir su responsabilidad ante los esfuerzos que la comunidad internacional despliegue para lograr, a través de las negociaciones realistas y con un espíritu de consenso, una solución definitiva del conflicto regional sobre el Sahara marroqui ‘, dijo.

Mohamed VI reitero su solidaridad con ‘todos los expatriados de nuestras provincias del sur (Sahara marroqui), estén donde estén’ y prometió que Marruecos hará todo para ‘que ejerzan su legitimo derecho de retorno a la madre patria, de manera voluntaria y con dignidad’.

Para poner fin a este conflicto ‘Marruecos ha presentado una audaz propuesta de autonomía, basada fundamentalmente en el respeto de los derechos humanos’, dijo el rey.

L’Algérie commet une erreur très grave par son attitude vis-à-vis de la question du Sahara

L’Algérie commet une erreur très grave par son attitude vis-à-vis de la question du Sahara, a affirmé le président du Sénat belge, M. Amand De Decker.

“Il est tout à fait dommage de constater que par l’attitude du gouvernement algérien” la question du Sahara ne connaît toujours pas d’issue, a-t-il indiqué vendredi lors d’une rencontre avec des journalistes.

Il est aussi dommage de voir que “le Maroc n’ait pas pris sa juste et légitime place au sein de l’Union africaine à cause de cette question”, a-t-il ajouté, qualifiant cette situation d’”inacceptable”.

Le président du Sénat belge a salué à cet égard “les initiatives qui ont été prises par le Maroc au niveau des Nations Unies”, soulignant que la Belgique soutient la diplomatie marocaine dans cette importante question.

M. De Decker a, par ailleurs, salué les efforts déployés par le Maroc dans différents domaines, ainsi que les progrès accomplis et qui sont estimés à leur juste valeur par l’Union européenne qui vient d’accorder au Royaume un Statut Avancé.

Le Maroc, a-t-il souligné, est le pays le plus poche de l’Europe en termes de coopération, d’ouverture et de participation au progrès de l’ensemble de la région. Il joue “un grand rôle dans le rapprochement entre les peuples, à travers la promotion du dialogue des cultures et la lutte contre l’intolérance”, a-t-il ajouté.

Le président du Sénat belge a appelé, à cet égard, à unir toutes les forces de l’ensemble des pays de la Méditerranée pour le triomphe de ces valeurs.

“Nous vivons tous autour de notre mer commune, la Méditerranée, nous avons une grande partie de notre culture qui nous est totalement commune, nous devons en faire une force pour construire un monde euro-méditerranéen prospère”, a-t-il conclu.

Condoleeza Rice reexprime son soutien au Maroc

Alors que le nom de l’ancien secrétaire d’Etat américain, Warren Christopher, est cité pour remplacer Peter van Walsum au poste d’émissaire spécial au Sahara auprès du secrétaire général de l’ONU, Condoleezza Rice a annoncé à Rabat «qu’il y aura une nouvelle série de négociations». Et d’ajouter: «Nous allons les soutenir, il y a de bonnes idées et des moyens d’aller de l’avant». Optimisme de bon aloi ou vision réaliste des choses ? La secrétaire d’Etat américaine pouvait-elle dire plus et mieux, au risque cependant de se départir de la traditionnelle position de son gouvernement à l’égard d’un conflit qui perdure depuis trente-cinq ans maintenant ? Et cette position, quand bien même elle sacrifierait à la langue de bois diplomatique, exprime jusqu’à preuve du contraire un soutien irréversible à une solution politique négociée.
Si l’on excepte le passage à la Maison-Blanche en 1977 et 1980 d’un Jimmy Carter -marqué par un cafouillage effarant dans l’affaire du Sahara-, la diplomatie américaine reste marquée du sceau du réalisme. Les Etats-Unis ont toujours considéré le Maroc et ils continuent de le considérer comme un «Etat allié», le pays arabe avec lequel ils entretiennent depuis le Roi Mohammed Ben Abdallah, –il y a donc deux siècles et vingt ans déjà– des relations privilégiées. Le Maroc fut le tout premier pays, bien avant les Etats européens, à reconnaître la nouvelle et jeune république des Etats-Unis qui avait élu en mars 1789 George Washington comme président. C’est dire que les relations maroco-américaines remontent à loin dans le temps et qu’elles n’ont pas cessé de se transformer au fur et à mesure en une amitié sans orage.
L’administration américaine, fût-elle démocrate ou républicaine, milite «a priori» pour la mise en œuvre d’une solution négociée au Sahara. La perception de ce conflit est, bien entendu, projetée à travers l’importance stratégique de la région, saisie de manière globale. Condoleezza Rice n’a pas hésité à le confirmer, car le sujet d’intérêt principal pour lequel elle ne s’est pas lassée de plaider au niveau des quatre Etats visités dans la région, c’est d’abord celui du terrorisme. On s’en voudrait de ne pas en appréhender l’importance. Et le compte rendu qu’elle laissera à son successeur après les élections présidentielles du 4 novembre prochain tiendra avant tout compte des intérêts stratégiques des Etats-Unis qui transcendent les idéologies, les programmes de partis et des hommes.
C’est le «First America» qui prédomine. Les derniers mois ont vu l’administration Bush préoccupée davantage par l’Irak et le Proche-Orient que par d’autres questions, si majeures fussent-elles ! Les enjeux pétroliers et gaziers, les besoins croissants exprimés de par le monde et le souci de protection des ressources américaines incitent Washington à une quête et une seule: maintenir intacte la présence, à tout le moins l’influence des Etats-Unis dans les régions stratégiques du monde.
Or, et Condoleezza Rice vient de l’apprendre, le Maghreb ne peut être un ventre mou dans la vision américaine, mais le contrepoids, la porte au monde arabe, à l’Afrique et à l’Europe même. Sauf que la clé du Maghreb, c’est la normalisation maroco-algérienne et celle-ci ne saurait se réaliser que sur la base d’une solution politique et, comme elle le soutient elle-même, «mutuellement acceptable» au Sahara -comme le dit Mme Rice- entre le Maroc et l’Algérie. L’administration Bush a soutenu le processus de Manhasset, elle apporte également son appui au plan marocain d’autonomie au Sahara. On espère, en effet, que lorsque Mme Condoleezza Rice souligne que «nous n’avons pas besoin de repartir à zéro» – puis qu’il existe déjà une solution – elle fait bel et bien allusion à l’option de l’autonomie qui, pour être aujourd’hui la seule et unique solution cohérente et équitable, est aussi la meilleure forme de l’autodétermination…


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