La société civile sahraouie dénonce les tortionnaires du Polisario à Genève
Les violations des droits de l’Homme à Tindouf ont été dénoncées vigoureusement à Genève par une délégation de Sahraouis unionistes, qui ont appelé à des pressions sur l’Algérie et le Polisario pour cesser les dérives.
La situation des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf a marqué les travaux de la 9ème session du Conseil des droits de l’Homme. Une délégation de Sahraouis unionistes a profité de la tenue à Genève de cette session pour saisir les responsables du CDH, et à travers eux, des représentants de différentes organisations humanitaires, pour attirer leur attention sur les traitements inhumains réservés à la population sahraouie séquestrée. La délégation est constituée, entre autres, de l’ex-représentant du Polisario en Italie, Sidati El Ghallaoui, et Saâdani Maoulainine, ancienne victime de déportation forcée. «L’Algérie est le premier responsable des violations des droits des populations sahraouies dans les camps de Tindouf où elles sont privées de leurs droits les plus élémentaires», a indiqué M. Ghallaoui. Cet ancien diplomate a appelé par la même occasion à des pressions sur l’Algérie, affirmant avoir pris langue avec des responsables de différentes organisations internationales des droits de l’Homme, notamment l’ONG américaine Human Rights Watch, à qui « nous avons décrit la situation dramatique que vivent nos frères dans les camps de Tindouf ». «Nous nous employons à amener ces organisations internationales à exercer des pressions sur (l’autre partie) pour l’obliger à mettre fin à cette situation », a expliqué M. Ghallaoui, précisant que l’Algérie est responsable de cette situation à partir du moment que ces graves dépassements subis par la population séquestrée sont perpétrés sur le sol algérien. Les milices répressives du Polisario ne peuvent agir de la sorte sans la complicité des autorités algériennes, voire leur intervention directe parfois pour mater les Sahraouis séquestrés. Le même tonalité est relevée chez Mostafa Bouh, qui a également été du voyage à Genève. M. Bouh, ancien membre du bureau politique du Polisario, a brossé un tableau des pratiques infâmantes en cours dans les camps de la honte, épinglant notamment l’absence de liberté de mouvement, le détournement des aides humanitaires à des fins personnelles, les tentatives d’effacer l’identité marocaine des Sahraouis assiégés, notamment à travers la déportation de leurs enfants vers l’Ile de la Jeunesse à Cuba où ces derniers sont soumis à toutes sortes de trafics (armes, drogue, prostitution, etc). «L’objectif de notre visite à Genève est d’éclairer le Conseil des droits de l’Homme, et à travers lui les organisations de défense des droits de l’Homme et l’opinion publique internationale, sur la souffrance de nos familles à Tindouf», a affirmé M. Ghallaoui, qui appelle à une mobilisation tous azimuts pour lever le siège imposé par le Polisario et l’Algérie à la population sahraui



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LAMIRI Mustapha
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